LA BAULE : LE CON DU JOUR


22 h 45 le 9 avril 2016 : un bruit terrifiant de perceuse retentit dans une résidence bauloise. Une perceuse qui perce du béton. Ca résonne et ca vibre de partout. Ensuite, des coups de marteau. Apparemment, c'est un bricoleur nocturne.

A La Baule, la nuit parfois, on entend un peu de bruit dehors :


 Mais cela ne dure pas bien longtemps.

Cette fois-ci, la perceuse insiste.
Souvent, quand il y a un con ou un emmerdeur quelque part, Chris La Baule n'est pas loin. Il les détecte vite. Il a un détecteur portable. Et notre con du jour est juste 2 étages au-dessus. Allons lui rendre visite.

On sonne. La perceuse couvre le bruit de la sonnette. On attend. On re-sonne. Un homme d'une quarantaine d'années vient ouvrir et demande :
" C'est pour quoi ?
- C'est pour la perceuse. Vous savez l'heure qu'il est ?
- Non, je n'ai pas regardé ma montre.
- Mais vous n'avez pas fermé vos volets ! Vous voyez bien qu'il fait nuit dehors.
- Ah oui, maintenant que vous le dites.
- Donc, il est 23 heures et vous percez dans les murs un samedi soir en pleine période de vacances scolaires.
- Ah bon ? C'est interdit ?
- Vous vous foutez de moi ?
- Non, pourquoi ? Je viens d'emménager et comme je travaille la semaine, je n'ai que le week-end pour bricoler chez moi.
- La nuit ?




- Non, mais ce soir j'avais envie de monter des étageres.
- Je peux vous poser une question ?
- Oui.
- Vous venez juste de sortir d'un asile psychiatrique, c'est cela ?
- Bah non.
- Je croyais.
- Mais maintenant, je vais aller me coucher. Je bricolerai demain matin.
- Ah non ! Demain matin, c'est dimanche et le dimanche, le bricolage et les travaux bruyants sont interdits.
- Bah alors, il faut que je finisse ce soir !
- Je ne vous le conseille pas. Sinon, j'appelle l'hopital psychiatrique et vous y retournez.
- Non, non, je ne veux pas y retourner. Je bricolerai un autre jour.
- Donc, vous étiez bien dans un asile de fous puisque vous venez de me dire que vous ne voulez pas y retourner ?
- Mais non, c'est vous qui m'avez posé la question. Je vous ai juste répondu.
- Ok, ok. Allez vous coucher, je pense que le bricolage vous a beaucoup fatigué.
- Ah oui, vous n'avez pas tort. Et excusez-moi encore pour le dérangement."


Dimanche matin 10 avril 2016 : aucun bruit. Le bricoleur est calme. Il a compris. Ou alors, ils sont venus le chercher.
Qui ? Les hommes en blanc.... 

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