LA BAULE : UN OBSEDE SEXUEL PHOTOGRAPHIE LES FEMMES EN MAILLOT SUR LA PLAGE !

Ce jour, vendredi 22 avril 2016, 15 h 30. Le téléphone sonne :
"- Chris, t'es ou` ?
- Chez moi, pourquoi ?
- Viens vite si tu peux sur la plage a` gauche de l'avenue Lajarrige. Y'a un type qui photographie toutes les femmes en maillot une par une sur la plage. Il y a une femme qui discute avec lui pour essayer de le retenir. 
- Ok, j'arrive.
- Arranges-toi pour qu'il ne te voie pas tout de suite. Sinon, il va partir.
- D'accord.

Je descends sur la plage comme si j'allais faire une marche le long du rivage. Je vois immédiatement sur le Remblai un homme d'une soixantaine d'années, cheveux mi-longs poivre et sel, pull bleu et jean bleu, bronzé, un appareil photo autour du cou qui discute avec des femmes assez énervées sur la plage. Je m'approche. La personne qui m'a appelé me dit :
- Chris, c'est lui.
- Ok. Je vais aller discuter un peu avec ce photographe amateur (et mateur).

- Bonjour cher Monsieur. Alors, on photographie une par une toutes les femmes en maillot sur la plage sans leur accord.
- J'ai le droit. Elles sont dans un espace public. Donc, j'ai parfaitement le droit de les photographier.
- Cher Monsieur, vous avez le droit de photographier la plage avec des estivants sans cibler une personne en particulier. Mais se pencher au-dessus de la rambarde du Remblai pour ne photographier que les femmes en maillot et en monokini me parait plus douteux.
- Elles n'ont qu'a` se mettre ailleurs. Au bord de l'eau.
- Sauf qu'en cette saison le vent est frais et que les personnes en maillot se mettent en haut de la plage. Ce qui vous arrange bien pour votre collection de photos, non ?
- J'ai le droit pour moi. Si je veux vous photographier, j'ai le droit aussi.
- Oh oui, j'aimerais bien. Prenez-moi en photo que je puisse rire un peu !
- Je n'ai pas envie.
- Je m'en doutais.



 Pendant que nous discutons, la personne qui m'a appelé est allée chercher son smartphone. Elle me glisse a` l'oreille. 
- Arranges-toi pour qu'il se rapproche de nouveau de la rambarde du Remblai pour que je puisse moi aussi le photographier.
Je montre l'appareil photo de l'individu avec le doigt.
- Et ca prend de belles photos de femmes votre appareil ?"
Il se rapproche. 
Il est pris en photo. 
La personne qui vient de prendre la photo fait mine d'appeler la police. C'en est trop pour l'obsédé du Remblai qui s'éloigne rapidement en boitant de la jambe droite.





 Les femmes photographiées se tournent vers moi. Doivent-elles prévenir la police ? Que va faire cet homme des photos qu'il a prises ? Combien de femmes a-t-il pris en photo ? Et depuis combien de jours ?
Je tente de les rassurer :
1) l'infraction n'est pas assez caractérisée pour une  plainte. Rien ne dit que cet homme ne va pas utiliser ces photos pour des besoins privés : ce qui va lui valoir un poignet douloureux et une tendinite mais ce qui ne causera aucun préjudice aux femmes photographiées.
2) les personnes qui ont peur peuvent toujours aller déposer non pas une plainte mais une main-courante au Commissariat. Comme cela, si plusieurs personnes le font et si l'obsédé continue, la police s'intéressera a` l'affaire. Et la main-courante fera foi en cas de problemes plus graves par la suite.
3) je leur conseille aussi de faire des recherches Internet sur leurs photos personnelles dans les jours qui viennent. Ainsi, si l'obsédé les "poste" sur Internet, elles pourront déposer plainte cette fois pour atteinte au droit a` l'image et a` la réputation.




L'obsédé sexuel, rappelez-vous, n'a pas voulu me prendre en photo. C'est vraiment dommage. Car moi, j'ai la sienne (la personne qui l'a pris en photo me l'a envoyée sur mon téléphone). 
J'hésite. Dois-je publier la photo de l'obsédé ? Ne m'a-t-il pas dit qu'il avait le droit de prendre toutes les photos qu'il voulait dans un espace public ? Mais sa photo a aussi été prise dans un espace public.
Pour l'instant, laissons mijoter a` feu doux.



PS number one : il va de soi que nous avons la photo de l'obsédé plus les coordonnées de quelques femmes prises en photo a` leur insu. Des fois qu'il ne serait pas si inoffensif qu'il veut en avoir l'air.

PS number two : cette histoire est véridique. Absolument. On a juste commis une erreur d'appréciation depuis quelques jours : on vous a fait peur avec le bois d'Escoublac et c'est finalement sur le Remblai de La Baule que le danger rode...

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