MARCHE DE L'ART CONTEMPORAIN : UN ATTRAPPE-GOGOS !

S'il est un marché hautement risqué, aléatoire et artificiel, c'est bien celui de l'art contemporain.



Ce marché a de nombreux points communs avec la "bulle Internet" du début des années 2000 . Rappelons que la bulle Internet consistait a` valoriser des entreprises pas encore créées par des jeunes de 25 ans avec des apports de dizaines de millions d'euros qui finirent par partir en fumée. Des millions de petits épargnants furent ruinés dans le monde entier.
- on retrouve les MEMES personnes et les MEMES entreprises (ou fondations d'entreprises) comme acteurs sur les deux marchés.
- le fonctionnement est le MEME : spéculation soudaine et irrationnelle sur un artiste (ou une start-up), effet d'entrainement, écroulement de la valeur et plumage des petits investisseurs, les gros s'étant retirés juste avant le crash.



Du caca d'artiste en boite : passionnant et inventif !

Mais le marché de l'art contemporain est pire que la bulle Internet. En effet, les valeurs Internet étaient cotées en Bourse et cette cotation donnait au moins une apparence (une apparence seulement) de sérieux aux spéculations. Point de cotation en Bourse pour les oeuvres d'art contemporaines mais des cotes établies par de soi-disant experts. Bonne chance !



 Se moquer du monde en présentant comme de l'art des urinoirs...



 des toiles blanches...



 ou des monochromes n'est certes pas nouveau. Mais la spéculation effrénée sur ce genre de productions l'est par contre. Pour une raison simple : comme les oeuvres d'art ne rentrent pas dans le calcul de l'ISF (Impot sur la fortune), spéculer sur des oeuvres d'art et faire monter leurs cotes artificiellement permet d'engranger de substantielles plus-values loin des yeux du fisc.
Mieux : acheter des oeuvres d'art en liquide permet aussi de "blanchir" de l'argent plus ou moins propre. Parfois vraiment sale. Lavage a` haute température recommandé...






Le graphique ci-dessus est limpide : forte spéculation sur les artistes cotés et peu de transactions sur les artistes contemporains peu connus. Le particulier investissant dans une oeuvre d'un artiste contemporain peu connu n'a aucune chance quasiment de récupérer son argent et aura beaucoup de difficultés pour revendre l'oeuvre. Ce marché est donc réservé aux gros joueurs, pas aux petits joueurs. Malgré ce que l'on veut faire croire.




 L'art contemporain n'est pas le seul domaine pour se faire plumer : l'achat de lettres de personnalités connues ou d'autographes permet également de ne pas revoir son argent avant longtemps. Voire jamais !

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