VOIR PAIMBOEUF ET PUIS MOURIR !

On nous a souvent dit : "Pourquoi n'y a-t-il jamais d'articles sur Paimboeuf ? C'est pas loin de Saint Brévin, c'est sur la Loire. Si ca se trouve, c'est super sympa comme ville !"
Mais quelque chose de profond en nous, un instinct venu du fond de notre inconscient et du fond des âges nous murmurait : "Ne va pas a` Paimboeuf".
Par conscience professionnelle, nous sommes allés a` Paimboeuf. Et nous en payons encore les conséquences aujourd'hui.



 En arrivant par le train (nous étions seuls dans l'unique wagon), on a tout de suite senti que quelque chose clochait. Personne pour nous attendre. 


 Personne dans les rues.



 On nous avait pourtant dit : "Paimboeuf, c'est gai et festif toute l'année".


 C'est effectivement le sentiment qu'on éprouve en déambulant dans les rues :"Qu'est-ce qu'on s'amuse par ici !"



 Mais les habitants doivent s'amuser chez eux car on ne croise toujours personne dans les rues.



 Du linge au balcon : on se croirait dans le Sud, en Italie avec ces jolies maisons colorées.



 Enfin un monument moderne et récent : l'église.



Sur les bords de la Loire, vue magnifique sur la raffinerie de Donges. 



 Ah ! Trois personnes sur un banc : nous avons trouvé les habitants de Paimboeuf. Mais ils ne bougent pas, ils ne répondent pas : PEUT-ETRE sont-ils juste en décoration, PEUT-ETRE sont-ils empaillés ?



 Retour dans le centre-ville. Mais ou` sont les habitants ?
Et soudain, au détour d'une rue, nous découvrons...



 le cinéma ! Qui fait théâtre en plus. Les habitants sont certainement a` l'intérieur.




Mais les portes sont fermées. On ne peut plus entrer dans ce superbe cinéma-théâtre. Ou alors, les habitants s'enferment dans le cinéma pour rester entre eux.




Alors, une angoisse nous étreint. Une angoisse terrible. Une angoisse comme on n'en avait pas eu depuis le jour ou` le gros Lulu nous avait volé notre Nounours pendant la récréation en CM1.




Il faut fuir. Vite. Nous courons sans nous retourner.




Le pont de Saint Nazaire nous apparait au loin. La civilisation, enfin !
Mais l'angoisse persiste.
Allons voir notre médecin.
Le diagnostic tombe : dépression subite et obligation de suivre un régime alimentaire strict : pas de pain ni de boeuf pendant 3 semaines.
Et le médecin d'ajouter :"Vous avez confondu Paimboeuf et Naples."
Ah bon ?




Il a sans doute raison.




Photos : LVLB et PAEU

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