PLAGE DE LA BAULE : LES COMMERCANTS VEULENT FAIRE PAYER LES CONTRIBUABLES BAULOIS !

Cabine de partage de livres sur le remblai victime de la propagande sauvage (affichette collée) des professionnels de la plage (ou de leurs amis)

"Privatisons les profits et socialisons les pertes" : la formule s'adapte parfaitement a` La Baule en ce moment.
Les commercants de la plage ne veulent pas payer (cher) le droit de se faire plein d'argent l'été grâce a` la plage.
Alors, ils veulent faire payer le contribuable a` leur place :

 (interview France 3 du 14 mars 2017 ) "La plage est un service public" rappelle le Président  de l'association, Loic Durand-Rocher. "Il faut nécessairement que la mairie prenne à sa charge les frais d'exploitation et d'investissement "

Rappelons que ce qui est en cause c'est l'application du décret plage du 26 mai 2006 qui oblige les restaurants et clubs de voiles installés sur la plage à démolir leurs bâtiments en dur et à les remplacer par des structures démontables ou transportables.

Donc, si la Mairie prend a` sa charge les frais d'exploitation et d'investissement, c'est le contribuable baulois qui paye et les impôts qui augmentent. 



Affiche de propagande

Pour obtenir que le contribuable paye a` leur place, les professionnels de la plage font pression sur la municipalité et manipulent l'opinion en parlant d'une privatisation de la plage.
Mais si le contribuable paye a` la place des professionnels, ce sera une nationalisation de la plage : La Baule gagnée par le virus du collectivisme pour sauver (??) une trentaine de professions libérales.
Il n'y a qu'ici que l'on peut voir cela : nous sommes la risée de la France. Et pour commencer, de Pornichet, ou` la saison s'annonce bien en appliquant la loi et sans demander d'argent au contribuable.




Mais la mairie de La Baule propose la création d'une SEML (Société d'économie mixte locale) dans les conditions suivantes : 
 Ce partenariat permettrait à la ville de "concourir aux dépenses de gestion, aux investissements et de limiter raisonnablement les hausses de redevances des exploitants, tout en recherchant l'équilibre économique et en réservant à Veolia une part d'activité dans laquelle elle souhaite s'investir" (déclaration du Maire de La Baule- Ouest France)

Cette fois, la mairie serait « le principal interlocuteur à 60 % et 40 % restant à la charge de Veolia », comme le souligne le président (des exploitants de la plage) qui a entendu ce pourcentage de la bouche de plusieurs interlocuteurs (article Ouest-France)

Et voila`, le tour est joué. Plus de conflit : tout le monde est content.

article France 3 de Myriam Thiébaut du  20 mai 2017:
"Veolia accueille avec satisfaction la proposition de la Ville de La Baule faite ce jour et se tient prêt à entrer en discussion avec les services de l'Etat et les services de la Mairie pour garantir ensemble de mettre en oeuvre la meilleure solution pour la plage de La Baule", a réagi le groupe dans un message transmis à l'AFP.

Le concessionnaire aussi.

Du côté des commerçants, on voit dans ce compromis une lueur d'espoir. Ils espèrent que la société mixte qui deviendrait gestionnaire, pratiquera des redevances moins élevées que celles annoncées par Véolia. Et que la municipalité mettra la main à la poche pour le réaménagement des structures commerciales. Mais les commerçants restent sur le qui-vive. Ils ont décidé de maintenir une manifestation prévue le 27 mai sur le remblai de La Baule. (fin de l'article)

Seul le contribuable a des soucis a` se faire : car si "la municipalité met la main a` la poche", il paiera deux fois : quand il paiera ses impôts et quand il ira dans un établissement (club ou restaurant) de plage.

Il y aurait bien une solution qui pourrait sauver l'argent des contribuables baulois : jouer la transparence totale.



La Baule, n'abandonne pas ta plage aux marchands du temple !

Les commercants de la plage disent que sans l'aide de la Mairie, ils ne peuvent survivre : il serait intéressant de savoir combien ils gagnent, le montant de leurs bénéfices, combien la plage leur apporte de clients en plus par rapport a` un restaurant avenue de Gaulle ou sur le Remblai par exemple. Ensuite, on pourrait décider en connaissance de cause.
Les restaurateurs de la plage ont réalisé une affichette de propagande ou` l'on ne voit que des enseignes de restauration rapide et standardisée envahir la plage de La Baule si on leur augmente trop leurs redevances : et si l'on baisse leur redevance grâce a` de l'argent public, s'engagent-ils a` ne plus faire de restauration rapide (car ils en font eux aussi), a` ne travailler que des produits frais et faits maison (et non plus du sous-vide, de la conserve et du surgelé comme la plupart le font) ?

Car il y a de fortes chances pour que l'accord final entre la municipalité et les exploitants de la plage se fassent sur le dos du contribuable (c'est ce qui est souhaité en tout cas). Le contribuable a le droit de savoir pourquoi et dans quelles conditions il sera tondu. C'est la moindre des choses, non ?

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