LA BAULE : REPORTAGES DANS LA PRESSE L'ÉTÉ : QUI DIT VRAI ?

 Voici un article récent paru dans le Nouvel Obs décrivant La Baule : une vision idyllique, une ambiance merveilleuse, une destination de vacances fantastique. 

Un article complet et flatteur. Du grand journalisme.

 

 

La Baule, Pornichet, Le Pouliguen : une certaine idée du chic

Les stations balnéaires de la fin du XIXe siècle ont su maintenir leurs traditions. Pour les apprécier pleinement, mieux vaut être initié.







Anciennement parisienne et désormais bordelaise, Céline R., 29 ans, passe la plupart de ses vacances à La Baule ou dans les parages (Pornichet, Le Pouliguen, Guérande) depuis qu'elle a 8 ans.
"Mes parents et ma sœur y habitent depuis peu. Dans ma famille, nous sommes tous tombés amoureux de cette région", s'exclame-t-elle. Ce qu'elle aime par-dessus tout ? Flâner et faire du shopping sur la grande rue commerçante bauloise, l'avenue du Général-de-Gaulle et ses magasins ouverts le dimanche, déguster les célébrissimes Niniches (sucettes) chez Manuel, déjeuner dans l'un des nombreux restaurants bordant son immense et splendide plage ou encore s'oxygéner dans la coquette forêt d'Escoublac…
LIRE AUSSI : "Nos bonnes adresse à La Baule, Pornichet et Le Pouliguen"

L'anti-bling-bling 

Très fière d'avoir rejoint, il y a six ans, le club très fermé des Plus Belles Baies du Monde (qui en compte 41), à l'égal de celles de San Francisco ou d'Along, au Vietnam, la station la plus huppée de Loire-Atlantique gère, avec bonhomie, un succès touristique rarement démenti depuis plusieurs décennies. En témoigne son Jumping international (mi-mai), qui s'est hissé, au fil des ans, parmi les trois plus grandes manifestations hippiques du genre sur la planète. De tout temps, La Baule a cultivé une certaine idée de l'élégance. Des hôtels luxueux, des allées bordées de pins, un concours automobile prisé et rétro (mi-août).
"Allure décontractée, sportive, avec une pointe de chic ? Le polo Ralph Lauren, c'est exactement l'image de La Baule", résumait il y a quelques années Yves Métaireau, l'inamovible maire Les Républicains de la ville (depuis 1995). Au petit jeu des comparaisons touristiques, les Baulois d'origine ou d'adoption revendiquent volontiers un statut de destination chic, familiale, fuyant par-dessus tout les poses ostentatoires et le bling-bling de Deauville, Saint-Tropez ou Monaco. Du 1er avril au 30 septembre, les vacanciers sont ainsi invités à ne pas circuler sur la voie publique "en tenue de bain, de type maillot, torse nu ou avec un haut de maillot de bain, ni à pied, ni en deux-roues".
Bref, pas question de succomber à la tentation du tourisme de masse pour cette station balnéaire largement colonisée par les bourgeoisies nantaise, angevine, rennaise et parisienne, qui rejoignent leurs villas ou leurs appartements de standing dès que le temps s'annonce clément. "La Baule compte 80% de résidences secondaires", assure-t-on à l'office du tourisme, où l'on précise que la population de la station, estimée à 16.000 habitants l'hiver, est allègrement multipliée par dix au cœur de la pleine saison estivale.

De La Bôle à La Baule

Le pari était pourtant loin d'être gagné. Dans sa nouvelle "Un drame au bord de la mer", parue en 1834, Honoré de Balzac décrit les débuts plus que modestes de ce terrain marécageux - à l'époque, "La Baule" s'écrivait "La Bôle", ce qui, en patois local, désigne un rivage marécageux. Au début du XXe siècle, après l'arrivée du chemin de fer (1879), l'administration autorisa l'aménagement de ce territoire ingrat en accordant des contrats à des promoteurs immobiliers.
Unique condition : planter des arbres pour lutter contre le sable, capable d'engloutir des villages entiers (le coteau d'Escoublac a ainsi été rayé de la carte). Rapidement, sous l'effet de la douceur de son microclimat, la ville s'est transformée en station balnéaire, à l'instar de ses voisines Pornichet et Le Pouliguen. Têtes couronnées, célébrités (Maurice Chevalier, Joséphine Baker, Mistinguett, Sacha Guitry…), riches industriels se sont rués pour prendre des bains de mer à La Baule-Escoublac, assurant à la station sa renommée internationale de tourisme mondain.
Dès les années 1950, constructeurs et promoteurs se sont alors jetés sur les terrains encore libres du front de mer pour construire des immeubles d'habitat collectif moderne (Le Floride, Le Panorama, Le Californie…) et ainsi répondre à la demande touristique exponentielle de l'après-guerre. Malgré ce bétonnage en règle et ce panorama de lignes horizontales, de balcons et de grandes baies vitrées (dites "à l'américaine"), La Baule continue de séduire, grâce, notamment à l'éclectisme architectural des somptueuses villas qui se succèdent dans les ravissantes allées bordées de pins derrière le front de mer.
Contrairement à Deauville, où, dès 1934, la mairie avait imposé de construire "deauvillois", les autorités successives de La Baule laissèrent les premiers propriétaires exprimer leurs origines régionales (bretonnes, basques, landaises, anglo-normandes…) et leurs goûts personnels (Art nouveau, Art déco, néogothique, expressionnisme post-moderne, futurisme…).

Au bonheur des familles

Charme de La Baule, au sein de la station, il n'existe pas véritablement de rues, mais des allées aux noms de fleurs et d'oiseaux et des promenades comme celle de la plage Benoît. Sur le front de mer (baptisé le Remblai), on trouve quand même des avenues et quelques boulevards qui rendent hommage aux bâtisseurs de la station.
Réputée à juste titre pour sa longue plage de sable blond ultrafin de presque sept kilomètres, La Baule-Escoublac, dont l'offre de loisirs sportifs (équitation, tennis, voile…) demeure impressionnante, est bordée d'une vaste pinède et d'une forêt dunaire protégées, adossées aux célèbres marais salants de Guérande et au parc naturel régional de Brière.
Autant d'occasions de se lancer, seul ou en famille, dans de vivifiantes balades nature et sauvages, indispensables pour s'extraire, quelques heures, de la foule qui envahit le front de mer lorsque le soleil darde ses rayons.
Escale dans le charmant port du Croisic. (Berti Hanna/Réa)
Originaire de Loire-Atlantique, Xavier B., 37 ans, cadre en réorientation professionnelle, passe ses vacances à La Baule depuis vingt-cinq ans. Il en apprécie l'atmosphère et l'ambiance familiale "de bon aloi". Selon lui, depuis quelques années, La Baule devient une destination de plus en plus prisée par les retraités.
"C'est assez compréhensible. Le climat y est vivifiant. Toute l'année, il existe une véritable activité dans la baie, avec un centre des congrès, de nombreux spectacles, le marché en centre-ville. Sans compter que les gares de Pornichet, de La Baule et du Pouliguen sont à trois heures environ de Paris en TGV." 
Autre atout de La Baule pour les seniors, selon Xavier B., "sa géographie plane", pratique pour la marche et le déplacement à vélo. "Le Remblai fait la part belle aux pistes cyclables, tout comme l'arrière-pays en général, notamment la côte sauvage qui mène au Croisic et aux marais de Guérande", vante le trentenaire.
Encadrant leur prestigieuse voisine bauloise, Pornichet et Le Pouliguen se sont, historiquement, davantage tournées vers la mer, la voile et la pêche artisanale. Située aux portes de la côte d'Amour (le secteur du littoral situé entre le traict de Pen Bé et l'embouchure de la Loire), la ville de Pornichet inaugure géographiquement la baie de La Baule.
Si son front de mer est moderne et dénué du moindre charme, de splendides villas demeurent disséminées dans la verdure, témoin d'un passé glorieux. Professionnelle du livre et de la communication, Caroline P. y passe quasiment tous ses étés depuis son enfance :
"Pornichet a développé une offre familiale de grande qualité ces dernières années. Je me souviens que lorsque j'étais petite, c'était un port désuet et peu soigné. Désormais, c'est une plage aussi propre et belle que celle de La Baule, avec une multiplication d'activités nautiques de qualité. Pornichet présente également une offre compétitive en matière de luxe avec le château des Tourelles, superbe hôtel-spa sur la partie la plus sauvage de la ville. Par ailleurs, l'hippodrome de Pornichet s'est ouvert à des activités nouvelles, comme le Festival de la BD."
L'été, Caroline aime rejoindre ses amis à la marina du port pour boire des verres à La P'tite Case, "où toutes les générations se retrouvent", ou au Tibidabo, bar de plage réputé et convivial, sur la plage Sainte-Marguerite.
De l'autre côté, Le Pouliguen ferme en beauté l'immense croissant de sable blond formé par la baie de La Baule. Cet ancien port de pêche s'est orienté avec succès vers le tourisme et la navigation de plaisance tout en conservant une atmosphère typique assez éloignée des fastes de La Baule. Le Pouliguen assure également la transition entre, d'une part, la zone balnéaire et les plages à l'est de la baie, et, d'autre part, les landes et les sublimes rochers de la côte sauvage vers l'ouest, en direction de Batz-sur-Mer et du Croisic. "Personnellement, je préfère Le Pouliguen, notamment son port, qui permet aux enfants de jouer aux manèges, de manger une glace ou une Niniche, assure Céline R. Le port nous conduit irrésistiblement à une plage familiale avec un terrain de volley et des bars de plage très pratiques en famille face au Club Mickey… Le Pouliguen est un endroit plus convivial que La Baule pour passer un bon moment en famille."
Eric Delon

LIRE AUSSI : "Nos bonnes adresse à La Baule, Pornichet et Le Pouliguen"
La région en 11 dates

1779. Le village d'Escoublac change de site pour fuir les sables apportés par les tempêtes.

1830. Développement du tourisme au Croisic.

1879. Le premier train Saint-Nazaire-Le Croisic s'arrête à La Bôle, un lieu-dit quasiment désert, au milieu de dunes plantées de pins.

1902. L'Institut Verneuil, créé en 1895 et spécialisé dans l'accueil des enfants atteints de tuberculose, devient un hôtel de grand luxe, le Royal.

1890-1914. La Bôle devient une station balnéaire à part entière (construction de rues, d'hôtels, de la promenade en bord de mer, d'une chapelle, implantation de commerçants…) en même temps qu'elle s'orthographie "La Baule" (1896).

1918. Après avoir abrité les troupes alliées à la fin du conflit, la ville prend une véritable dimension internationale et commence à accueillir des touristes français et étrangers, notamment anglo-saxons.

1921. L'homme d'affaires parisien Louis Lajarrige, propriétaire du lotissement du Bois d'Amour, crée le quartier de La Baule-les-Pins et le parc des Dryades

1927. Les gares de La Baule-les-Pins et de La Baule-Escoublac sont inaugurées.

Début des années 1960. La Baule se popularise et se modernise avec la construction d'immeubles sur le boulevard de mer.

1989. Le TGV Atlantique permet de rejoindre Paris en moins de 3 heures.

2011. La baie de La Baule est admise dans le club des Plus Belles Baies du Monde ("World Bays").



Et voici un article récent de la presse locale, en totale contradiction avec l'image idyllique véhiculée par l'article précédent.





Qui dit vrai ? 
Ce n'est pas difficile a` deviner.


PS : en 2014, Chris La Baule avait été interviewé pour le supplément d'été du Nouvel Obs sur La Baule par la grande journaliste Doan Bui (elle fut primée par des récompenses journalistiques prestigieuses). Le ton de l'article et du supplément se voulait informatif, objectif en meme temps que décontracté et ludique.

Un extrait du supplément d'été du Nouvel Obs sur La Baule en 2014 qui parle aussi un peu de nous !





NB : malgré sa délocalisation en Slovénie pour raisons économiques, La Vie La Baule voit tout, La Vie La Baule sait tout, La Vie La Baule est partout.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

UN ACCIDENT RARISSIME A LA POINTE DE PENCHÂTEAU AU POULIGUEN

LA BAULE : MISE EN PLACE D'UNE CELLULE DE SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE (SUITE AUX RÉSULTATS DU PREMIER TOUR)

POURQUOI LA BAULE REFUSE-T-ELLE D'APPARTENIR A LA BRETAGNE ?