ÉCONOMIE : LA FRANCE FACE À LA RÉCESSION

 

Pour l'instant, ce n'est qu'un avertissement. 

Un avertissement néanmoins sérieux :

 


 


 Dans des articles étalés de 2022 a` 2024, nous avions dit et redit que la France jouait un jeu dangereux :

- forte inflation due a` un rattrapage des marges post-Covid par les entreprises (et non pas a` cause de la guerre en Ukraine comme ce fut souvent dit puisque ce rattrapage avait commencé en septembre 2021 et la guerre en Ukraine débuta en février 2022).

- augmentation de salaires inexistantes ou non significatives par rapport a` l'inflation (on a vu récemment a` l'Université d'été du Medef qu'évoquer des augmentations de salaires faisait ricaner le patronat).

- donc, forte inflation + pas ou peu d'augmentations de salaires = pouvoir d'achat en baisse.

- défaillances et faillites d'entreprises en hausse constante.

- consommation des ménages hésitante, fluctuante (en baisse puis en légère hausse). Changement des habitudes de consommation face a` l'inflation. 

- hausse du prix des carburants. 

- baisse du chômage artificielle due a` divers artifices (baisses constantes des allocations et des droits des chômeurs, chômeurs basculés vers le RSA, apprentissage en hausse mais fortement subventionné, 210 milliards d'euros par an d'aides publiques aux entreprises, etc...)

 



 Tout cela devait avoir des conséquences néfastes pour l'économie et nous avions envisagé que celles-ci se feraient sentir a` partir de 2025 (ce qui fut vrai pour la hausse du chômage, des baisses de consommation des ménages et les défaillances d'entreprises).

Mais les prémisses de la récession économique n'apparaissent qu'au second trimestre 2026.

Passons sur les explications du gouvernement qui incrimine l'été comme responsable de ce début de récession avec les canicules et les diverses catastrophes naturelles comme principales causes (mais l'été se situe au troisième trimestre et non pas au second).



 L'explication est plus simple et plus prosaïque : l'accumulation de signaux économiques négatifs converge et suffit a` expliquer ce début de récession.

 


 Non seulement l'inflation repart mais l'inflation des produits alimentaires n'a jamais réellement cessé depuis septembre 2021.

Et le chiffre moyen de 20 % d'inflation en 5 ans cache des augmentations parfois effarantes sur certains produits (steaks hachés, sucre, chocolat, café, yaourts, etc...)

 

Sans compter les divers artifices utilisés par les industriels qui contribuent a` une inflation peu visible mais bien réelle : 

- baisse de qualité de certains produits mais prix égal.

- shrinkflation : baisse des quantités vendues et prix en augmentation (en 5 ans, notre tablette de chocolat favorite est passée de 100 grammes a` 90 grammes et son prix a quasiment doublé).

- non-répercussion des baisses des matières premières sur le produit final. 

 


 Que faire ? Augmenter les salaires par exemple ?

Voyons, vous n'y pensez pas et, en plus, cela va faire rire tout le monde !

 


 

 

 

 

 

par Anastasia Izvasi...


 et ECA.

 

 

 

 

 

 



 

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