VOLS ET FUITES DE DONNÉES PERSONNELLES EN FRANCE : LE NOUVEAU SCANDALE DU PIRATAGE DE LA DGFIP (PART 9)
La communication de la DGFIP concernant le vol de 678 000 données personnelles concernant des contribuables (plus deux autres piratages) est pour le moins fluctuante au regard des faits.
Tout d'abord, c'est la faute a` pas de chance car la DGFIP n'avait rien vu concernant le piratage des données en juin.
Pourtant, il y a 5000 fonctionnaires en charge de l'informatique a` la DGFIP.
Officiellement, la DGFIP n'avait pas eu connaissance du vol de données avant le 12 août.
Sauf que, le 12 août, c'est juste comme par hasard la date ou` le pirate a révélé publiquement le piratage (donc, si les pirates n'informent pas les administrations publiques qu'elles ont été piratées, celles-ci ne se rendent compte de rien ?)
Alors, changement de version : oui, la DGFIP avait bien détecté le vol de données en juin mais elle avait coupé les accès au compte. Sauf que "les investigations menées en interne se sont révélées malheureusement insuffisantes" (il y a donc aussi un souci de compétences en interne pour détecter les cyberattaques et les bloquer totalement).
Et sauf que des syndicats avaient averti en juin et juillet 2026 d'intrusions massives dans les systèmes de données. Sans réaction de la part de la DGFIP (voir documents dans articles précédents).
![]() |
| "Bercy attaqué par les pirates" : peinture du 18ème siècle. |
Donc, soit la DGFIP a sciemment dissimulé le vol de données (ce qui est d'une extrême gravité), soit la DGFIP ne s'est pas rendu compte du vol massif de données pendant deux mois (ce qui est aussi d'une extrême gravité).
Que l'on choisisse l'une ou l'autre option, on aboutit a` la même conclusion : il y a de graves manquements a` la DGFIP.
NB : rappelons que, dans le monde réel, on vire des caissières pour des erreurs de quelques euros.
A suivre...
par S. Dester...
et ECA.






Commentaires
Enregistrer un commentaire