NAUTISME : UN MARCHÉ DU BATEAU MOTEUR NEUF EN BAISSE (PART 2)

 

Nous l'avons vu, la mode de la surmotorisation des bateaux moteur entraîne un surcoût a` l'achat et une consommation de carburant conséquente.

Si la vente de bateaux moteur neufs est en baisse, cela ne concerne bien évidemment pas les grandes unités, les yachts : dans cette gamme de bateaux, ceux qui achètent un bateau font un investissement plaisir et ne se préoccupent pas des coûts.

 

Par contre, dans la gamme des bateaux de loisirs (pêche-promenade, cruisers et opens, petites vedettes de croisière), les acheteurs ne peuvent pas se permettre des prix trop élevés, que ce soit a` l'achat ou a` l'usage.

Et ce qui freine les achats, c'est aussi et surtout le prix des bateaux moteur neufs. 

 


 Voyons tout d'abord l'évolution de l'inflation sur 20 ans :


Donc, on a 40 % d'inflation depuis 20 ans.

Pour calculer l'inflation concernant le prix des bateaux neufs, nous avons pris deux exemples de bateaux comparables (pêche-croisière) de deux marques différentes: un bateau de 7 m et un bateau de 8 m.

1) en 2005 : 

- prix de vente neuf bateau 1 : entre 35 000 et 45 000 euros (selon les motorisations et selon les options choisies).

- prix de vente neuf bateau 2 : entre 75 000 et 90 000 euros.

2) en 2015 : 

- prix de vente neuf bateau 1 : entre 45 000 et 55 000 euros.

- prix de vente neuf bateau 2 : entre 130 000 et 150 000 euros.

3) en 2025 :

- prix de vente neuf bateau 1 : entre 130 000 et 200 000 euros (selon les motorisations et selon les options choisies)

- prix de vente neuf bateau 2 : entre 180 000 et 220 000 euros.

 

Conclusion : 

- le bateau 1 a réussi l'exploit de multiplier son prix de vente neuf par 3,7 fois en 20 ans.

- le bateau 2 n'a multiplié son prix de vente neuf que par 2,4 en 20 ans.

Mais on est bien loin des 40 % d'inflation générale cumulée entre 2005 et 2025 ! 

 


Nous avons effectué une rapide comparaison : pour 200 000 euros, on peut acheter actuellement en occasion une belle vedette de 12 m datant de 10 ans. 

Et un bateau d'occasion bien entretenu de 12 m donnera largement autant de satisfactions qu'un petit bateau neuf de 7,5 m.


A noter aussi que les motorisations minimales (et maximales) proposées en hors-bord pour un bateau identique ne cessent d'être revues a` la hausse (ce qui entraîne également une hausse inévitable de la consommation de carburant au moment ou` le prix de ceux-ci sont au plus haut).

 


 Les constructeurs de bateaux se défendent en avançant deux arguments tout a` fait valables :


 Les résines actuelles entrant dans la fabrication des bateaux sont beaucoup plus performantes et résistantes que celles utilisées dans les années 90, par exemple. La nette hausse de qualité des résines se situant autour de 2002 et ensuite.

Par contre, si le prix des hors-bord a flambé alors qu'il fut présenté comme une solution économique il y a une quinzaine d'années, qu'attendent les constructeurs pour revenir a` des moteurs inboard plus économiques ?

 

Mais, pour le client, le résultat est incontournable : le prix des bateaux moteur a fortement augmenté (surtout depuis 10 ans).

Et le prix des options (dont beaucoup sont quasiment indispensables) n'est pas donné non plus.

 

Alors, que faire ?

Négocier, négocier et encore négocier...



 


 

 

 

par Thomas D.


 et ECA.

 

 

 

 

 

 



 


 

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