VOLS ET FUITES DE DONNÉES PERSONNELLES EN FRANCE : LE NOUVEAU SCANDALE DU PIRATAGE DE LA DGFIP (PART 29)
Bien que certains vols et fuites de données soient reconnus un peu tardivement, ils sont au moins reconnus.
Et les coupables de ces piratages sont souvent clairement désignés (ce fut le cas dans le récent piratage de la DGFIP).
Mais ce ne fut pas toujours le cas car, pendant longtemps, pour éluder le problème de la sécurisation des données personnelles des Français, on accusait immédiatement les Russes.
Ce qui était bien pratique :
- on renvoyait le problème en-dehors de la France.
- si c'étaient les Russes, c'étaient forcément des hackers super entraînés et super compétents qui avaient utilisés des techniques hyper sophistiquées pour pirater des organismes publics français (l'excuse de l'attaque sophistiquée a d'ailleurs été évoquée lors du récent piratage de la DGFIP puis vite réfutée).
Sauf que les piratages récents les plus spectaculaires en France démentent toute intervention ou toute ingérence russe.
Le piratage le plus spectaculaire effectué il y a quelques mois fut réalisé par un gamin français de 15 ans (il avait piraté l'un des sites réputés les plus sécurisés de France) :
Mais une nouvelle excuse a vu le jour : le bug informatique.
Ne parlons plus des Russes, parlons des bugs !
Le bug informatique fut déja` utilisé dans le passé.
Il a l'avantage de rassurer le public : ce n'est pas une cyberattaque, c'est juste un petit souci informatique.
Sauf que certains bugs sont vraiment des cyberattaques :
L'avantage du bug informatique est évident :
- si c'est une cyberattaque, il faut la déclarer a` la CNIL dans les 72 heures.
- si c'est un simple bug, on peut se dispenser de le déclarer.
Reste maintenant la question qui fâche : combien de piratages de données ont-ils été présentés comme de simples bugs informatiques dans le passé ? Et par qui ?
A suivre...
par S. Dester...
et ECA.








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